AMOUR & (dé)CONFINEMENT #5 : Rendez-vous avec la liberté !

AMOUR & (dé)CONFINEMENT #5 : Rendez-vous avec la liberté !

Et voilà. Cela faisait des semaines qu’ils s’envoyaient des messages quotidiennement sans jamais pouvoir se voir en vrai. Justine avait bien défié la loi une fois pour aider Sébastien à passer le temps alors qu’il était malade et coincé seul chez lui, mais l’amende de 135 € qu’elle avait eu en rentrant chez elle avait un peu refroidi ses idées rebelles. 

Ils avaient donc continué de parler, encore et encore, et Justine pouvait dire sans se sentir bizarre qu’elle craquait totalement pour lui. Eh oui, les prémices de l’amour s’étaient ouvertes à eux. Mais pour autant, ils ne s’étaient jamais vus, et tout ce qu’ils avaient vécu semblait irréel… impalpable. 

Lorsque le déconfinement avait été annoncé pour le 11 mai, soyons honnête, personne n’y croyait vraiment, tout le monde était plus ou moins sceptique, et les questions fusaient de toute part. Mais contre toute attente, le confinement fut bien levé à la date prévue.

Et voilà, Justine et Sébastien étaient donc désormais libres d’aller où ils voulaient, libres de se rencontrer. Ils n’avaient pas attendu deux jours pour organiser un date, trop impatients l’un et l’autre. Justine s’était donc préparée minutieusement. Elle avait bien dû passer une heure à se maquiller. Habituellement, elle aurait mis 20 minutes, mais après près de 4 mois à rester chez elle, le #nomakeup s’était fait une place de choix dans sa vie.

Sébastien s’était quant à lui précipité chez ses parents pour demander à sa mère de lui couper les cheveux, ce qu’il n’avait pas pris le temps de faire depuis un moment. Eh oui, il trouvait ça bien trop risqué de le faire soi-même. Il aurait pu oublier le sabot, et finalement se retrouver chauve à son date.  

Autant dire qu’ils étaient tous deux plutôt nerveux. C’était d’ailleurs pour combattre son anxiété que dès son arrivée dans le bar où ils s’étaient donné rendez-vous, Justine avait commandé une demi-pinte de bière. En réalité, ça n’aidait pas beaucoup, mais au moins elle avait de quoi s’occuper les mains. 

Elle attendait depuis 10 minutes quand elle vit Sébastien arriver.

Il se glissa parmi les tables, et la reconnut instantanément. Lui qui était si stressé ne put s’empêcher de rire en la voyant se triturer les doigts (comme durant leur live-date) quelques secondes avant de se précipiter vers son verre pour l’apporter à ses lèvres. Son anxiété s’étant estompée, il souriait tout en s’approchant d’elle. Quand elle le remarqua, elle se leva rapidement, et comme souvent dans ces moments, il y eut dans un premier temps un blanc d’une gêne extrême. Puis ils éclatèrent de rire et se prirent dans les bras, toute réserve disparue. 

Ensuite, ils parlèrent, et parlèrent, et parlèrent pendant des heures. Ils voyaient beaucoup de personnes aller et venir autour d’eux, eux aussi profitaient de leur liberté retrouvée. La joie et la bonne humeur formaient une atmosphère spéciale qui donna à ce rendez-vous comme des saveurs d’irréalité ou de magie. La soirée touchait à sa fin, mais ils n’avaient pas encore envie de se quitter… 

— Tu sais que quand j’ai reçu ton profil, je commençais à réfléchir à supprimer mon compte Abricot ? dit soudain Justine. 

— Non, je ne savais pas… Pourquoi ? 

— Bah… je me faisais des films où tous les abricots qui m’étaient proposés étaient des psychopathes qui allaient m’enlever, me violer, et me laisser sur le bas-côté de la route dévorée par les vautours. 

Sébastien se tut un moment, pris au dépourvu par la précision de cette réponse. 

— Il n’y a pas beaucoup de vautours en région parisienne. 

Un instant, elle le fixa, persuadée qu’il devait quand même être perché pour réagir ainsi à ce qu’elle venait de dire, mais elle comprit que c’était sûrement pour ça qu’elle l’appréciait tant. Elle éclata de rire.

— Et moi, tu as cru que j’étais un psychopathe ? demanda-t-il, curieux. 

Elle écarquilla les yeux et se détourna, mais elle ne put pas se boucher les oreilles et entendit clairement sa réaction. 

— C’est pas vrai ? 

Elle s’inquiétait, mais il avait un grand sourire sur les lèvres, comme s’il appréciait qu’on le compare à un psychopathe. Ce qui était louche. 

— Si. Je me suis dit que si ça se trouve tu étais une sorte de Ted Bundy. 

Elle n’allait pas lui apprendre qu’elle l’avait encore envisagé seulement 30 secondes plus tôt, ou il ne voudrait plus jamais la voir. Et ce n’était pas le but. Bon, même si on pouvait se demander quel était le but étant donné qu’elle l’avait quand même comparé à un psychopathe… Elle n’avait jamais été douée pour draguer de toute façon. C’était sa malédiction qui frappait de nouveau.

 — Soupçonner l’autre de meurtre, pas idéal pour commencer une nouvelle relation, dit-elle avec un regard désolé. 

Elle était chou. Du moins, c’est ce que ne pouvait s’empêcher de penser Sébastien. Qu’elle était belle, et qu’il avait envie de l’embrasser... 

Il se jeta à l’eau, et ils échangèrent leur premier baiser, naturellement, par-dessus la table.

— Ça en vaut la peine, dit-il lorsqu’ils se séparèrent. 

Et voilà, c’est ainsi que notre histoire se termine. Enfin… pour nous. Justine et Sébastien ont quant à eux continué à la faire grandir et évoluer pendant de longues années. On ne vous fera pas l’habituel : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… parce que ça, on n'en sait rien ! C'est secret ;)

Vous avez aimé cette mini-série ? Dites-le nous par ici : smile@abricot.co

N'hésitez pas à nous faire des suggestions, on a encore beaucoup d'imagination pour vous aider à vous évader !

Tu connais Abricot?

L'app de dating detox

Tu veux recevoir nos dernières news

Inscris-toi à notre Newsletter